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lundi 27 juin 2011

En cette chaude journée du 27 juin 2011...

... J'ai reçu les résultats de mes tests d'entrée à l'IUT de Bordeaux 3 ( DUT Année spéciale édition/librairie).

Et... JE SUIS PRISE!!!

Cette après-midi se termine merveilleusement bien! :)
Une nouvelle année plein de découvertes et de savoir s'ouvre à moi.

J'ai vraiment hâte d'y être! 

En attendant le grand jour de la rentrée, je peaufine ma traduction longue et commence à rédiger (laborieusement) mon rapport de stage.
De quoi occuper de longues soirées :)

A très bientôt!

lundi 20 juin 2011

Tests I.U.T

Ça y est, c'est passé.
Je ne sais pas trop à quoi m'attendre... L'écrit n'était pas simple.
Une phrase à commenter et à mettre en relief avec la situation des grandes maisons d'éditions type Flammarion ou Albin Michel. Il s'agissait d'une citation de Gaston Gallimard "Être épicier pour être mécène".
Quarante lignes.
Ensuite, nous avions un questionnaire. Plusieurs questions m'ont surprise, je ne m'attendais pas à voir ici ce genre de choses.

L'oral était agréable finalement, malgré mon stress et quelques petits cafouillages :/
J'espère que le jury a été convaincu...

En attendant les résultats, je repars demain pour Paris, la ligne 3 et les chansons de Brassens sur le quai qui bercent mes matinées.
Cette petite escapade bordelaise m'a fait du bien mais on m'attend à la Compagnie Littéraire! :)

Très bonne soirée, je file profiter du soleil avant de reprendre ma semaine de travail.

mercredi 15 juin 2011

Comme le temps passe vite!

Presque un mois et demi!
Déjà!

J'en suis à la moitié de mon stage et je ne vois pas le temps passer.
Chaque jour, nous recevons des manuscrits et nous n'avons donc pas le temps de nous ennuyer.
De plus, nous sommes peu de petites mains!
Je trouve l'édition de plus en plus intéressante, j'en apprends encore chaque jour et Denis, mon "chef" et tuteur me fait énormément confiance. Il me laisse de grandes marges de manoeuvre et me confie des travaux très intéressants.
J'ai pu rédiger ma première quatrième de couverture, faire plusieurs corrections...
Malgré quelques petits désagréments  (comiques pour certains, il faut le dire) comme entre autres des auteurs mécontents, des auteurs qui ont pris la grosse tête et qui vous font tourner en bourrique, des délais de temps très courts parfois, j'arrive à m'adapter et je fais de mon mieux.
L'équipe est toujours aussi agréable et je redoute déjà la fin du stage.
Tout ce petit monde va me manquer...
Mais c'est avec plaisir que je reviendrai Porte de Champerret!

Cela dit, il me reste encore un mois et demi et j'aurai bien le temps de réfléchir à tout ça après.
Ce stage, qui est mon premier en entreprise (j'en ai fait un en télé-travail mais il n'y a pas de comparaison possible...) est une réussite pour le moment (réussite personnelle, du point de vue de mon développement, de ma maturité, de mon apprentissage...).
Je fais de belles rencontres, j'ai des responsabilités et je me plais à lire tous ces manuscrits, à les travailler, à les voir évoluer jusqu'à ce qu'ils soient publiés un jour.

En ce qui concerne ma traduction longue, elle avance. Doucement mais sûrement.
Denis, intrigué, a voulu y jeter un oeil. Il a l'air d'apprécier le texte pour le moment et me fait part de petites remarques fort intéressantes.
Je me rends compte qu'il faut que je travaille ma "vision critique" pour réussir à l'adapter à mes propres travaux. Comme il est simple de voir les défauts des autres et de survoler les siens sans même les remarquer!
Mon stage a aussi cette utilité. Je tente d'appliquer certaines choses, que je découvre petit à petit, à mon propre travail.

Dans le domaine des études, lundi, je passe les tests d'entrée à l'I.U.T de Bordeaux 3 Métiers du livre Edition/Librairie.
Une autre étape...
J'espère les réussir, je suis vraiment motivée. Mais ça ne fait pas tout...
Je vous tiendrai au courant dans un post lundi soir.

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit. Demain, une longue journée m'attend!

jeudi 26 mai 2011

Bilan de trois semaines à la Compagnie Littéraire

Trois semaines déjà...
Comme le temps passe vite!
Il faut dire que je ne m'ennuie pas. Je trouve les travaux qu'on me confie de plus en plus passionnants. De quoi me motiver pour l'année prochaine :)
(J'ai postulé pour des formations en métiers du livre, j'attends les réponses pour le mois de juin...).

En trois semaines, j'ai appris beaucoup de choses et je rencontre des personnes vraiment intéressantes. Auteurs, graphistes, correctrice...
J'ai pu corriger deux manuscrits et deux autres sont en cours :) Vraiment contente que l'on me fasse confiance!
Je me revois en atelier de traduction et j'entends parfois une petite voix (serait-ce le spectre Lepagien?) me souffler les bons mots, la bonne ponctuation à mettre, la mélodie à suivre...

Avec les deux auteurs que j'ai rencontrées, j'ai pu assister à une signature de contrat (une dame d'origine russe a écrit ses mémoires. On voyage entre la Russie et Paris à la découverte d'une famille prestigieuse et on part à la rencontre de personnalités russes. Passionnant!).
 Aujourd'hui, j'ai rencontré Annie Galliano qui a publié "Le Maroc au fil du temps"
Un très joli livre illustré qui parle de l'histoire de ce pays, de sa géographie, des coutumes de ses habitants... J'avais pour mission de chercher des organismes parisiens qui pourraient être intéressés par cet ouvrage. Je dois les appeler dans la semaine et envoyer des courriers pour en faire la promotion. 

Nous recevons beaucoup de manuscrits en ce moment et j'ai donc l'occasion de lire beaucoup de textes. Je dois dire qu'il y a de la qualité et que c'est très agréable.
J'espère rencontrer bientôt les auteurs pour qui j'ai eu un coup de cœur!!
En tout cas, il me reste encore deux mois de stage et je pense qu'ils seront bien remplis. Je vais sans doute avoir la chance de concevoir plusieurs livres de la lecture de manuscrit jusqu'au B.A.T en passant par l'envoi de courrier, la rencontre avec l'auteur, les corrections (à part pour les illustrations bien sûr...).
J'ai hâte de voir le résultat!

Si vous cherchez quoi lire en ce moment, je vous conseille Les danseurs de Monique Baum de Nut Monegal. Il s'agit de quatre nouvelles. A chaque fois, le personnage principal est une femme. J'ai trouvé ces textes troublants et touchants. L'auteur est uruguayenne et elle a déjà publié en Espagne chez Seix Barral notamment. Si vous voulez plus d'informations sur le livre et son auteur, tout est sur le catalogue de la Compagnie Littéraire, rubrique Romans.

Très bonne soirée!

samedi 21 mai 2011

Jorge Volpi, En busca de Klingsor

A pesar de sus grandes centros de enseñanza, Princeton era una ciudad insípida. Demasiado pequeña, demasiado norteamericana, demasiado candorosa e hipócrita. En contra de su tradición universitaria, o quizás justamente por ella, había cierta sobriedad artificial en todas las relaciones que se mantenían ahí, cierta grisura, cierta moralidad incómoda (incluso la Universidad tenía fama de racista y antisemita). Para colmo, la guerra en Europa impedía que la alegría se manifestase con la naturalidad habitual.Para escabullirse de estos inconvenientes, hacía tiempo que Bacon se había convencido de que el único campo en el cual la teoría -convertida en mera fantasía privada- no sólo era infructuosa, sino perversa, era en el relacionado con el sexo. Lo trágico era que prácticamente todos los habitantes de la ciudad, el rector y los diáconos, las esposas de los profesores y el alcalde, los policías y los médicos, y muchos de los estudiantes, no habían llegado a comprender esta premisa fundamental. Ellos se conformaban con llevar a cabo experimentos mentales relacionados con este asunto en los lugares menos pensados: en la iglesia y en sus conferencias, en las reuniones familiares y a la hora de llevar a sus hijos a los jardines de niños, mientras almorzaban o al pasear a sus caniches al atardecer. A imitación de su Instituto de Estudios Avanzados, la opalina sociedad de Princeton se limitaba a imaginar los placeres que no se atrevía a consumar. Por esta razón Bacon detestaba a sus vecinos. Le parecían mendaces, necios, pusilánimes... En esta materia, él no podía conformarse con la abstracción y la fantasía: ningún cerebro -ni siquiera el de Einstein-, bastaba para descubrir la diversidad del mundo ofrecida por las mujeres. El pensamiento era capaz de articular leyes y teorías, de fraguar hipótesis y corolarios, pero no de rescatar, en un instante, la infinita variedad de olores, sensaciones y estremecimientos que lleva consigo la lujuria. Hay que decirlo abiertamente: acaso debido a su imposibilidad para relacionarse con las mujeres de su nivel social, desde hacía un par de años Bacon se había aficionado a invertir su dinero en la profesión más antigua del mundo.

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Malgré ses grands centres d’enseignement, Princeton était une ville insipide. Trop petite, trop nord-américaine, trop candide et hypocrite. À l’encontre de sa tradition universitaire, ou peut-être justement à cause d’elle, régnait une certaine sobriété artificielle dans toutes les relations qui s’y nouaient, un certain terne, une certaine moralité gênante (l’Université avait aussi la réputation d’être raciste et antisémite). Pour couronner le tout, la guerre en Europe empêchait la joie de se manifester avec le naturel coutumier. Pour fuir ces inconvénients, cela faisait longtemps que Bacon s’était convaincu que l’unique domaine dans lequel la théorie – convertie en une simple fantaisie privée – n’était pas seulement infructueuse, mais aussi perverse, était celui en rapport avec le sexe. Ce qui est tragique, c’est que pratiquement tous les habitants de la ville, le recteur et les diacres, les épouses des professeurs et le maire, les policiers et les médecins ainsi qu’un grand nombre d’étudiants, n’avaient pas réussi à comprendre cette prémisse fondamentale. Ils se contentaient de réaliser des expériences mentales en lien avec ce sujet dans les lieux où on s’y attend le moins : à l’église et lors de leurs conférences, aux réunions de famille et à l’heure d’emmener leur progéniture au jardin d’enfants, pendant qu’ils déjeunaient ou en promenant leurs caniches en début de soirée. À la manière de son Institut d’Études Avancées, l’opaline société de Princeton se limitait à imaginer les plaisirs qu’elle n’osait pas consommer. C’est pour cette raison que Bacon détestait ses voisins. Ils lui semblaient menteurs, sots, peureux… À ce sujet, il ne pouvait pas s’en tenir à l’abstraction et à l’imagination : aucun cerveau – pas même celui d’Einstein –, ne suffisait à découvrir la diversité du monde offerte par les femmes. La pensée était capable d’articuler des lois et des théories, d’établir des hypothèses et des corollaires, mais pas de sauver, en un instant, l’infinie variété d’odeurs, de sensations et de frémissements que la luxure porte avec elle. Il faut le dire ouvertement : depuis deux ou trois ans, peut-être à cause de son impossibilité à fréquenter les femmes de son niveau social, Bacon avait pris goût à l’investissement de son argent dans la profession la plus vieille du monde.