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jeudi 8 septembre 2011

C'est la rentrée!

Ce matin, j'ai fait ma rentrée à l'IUT Michel de Montaigne Bordeaux III.
Pour ce D.U.T Année spéciale (deux années en une), nous sommes 29. Un nombre qui va me changer de l'année passée!
Les intitulés des cours sont parfois flous, nous nous demandons tous ce qui nous attend.

Nous avons pu en avoir un aperçu cet après-midi car les cours on commencé dès 14h!
Il est encore trop tôt pour donner des détails (j'ai beaucoup à faire en cette rentrée) mais je reviendrai poster mes impressions très bientôt.
Ce que je peux dire c'est que l'année s'annonce remplie entre les cours, les stages et les rencontres (dont Carlos Fuentes!). Le rythme sera sans doute le même que celui que j'avais durant mon M2.

Allez, on respire un bon coup et on y va!!!

Cette rentrée en D.U.T ne signifie pas que j'abandonne la traduction, loin de là. Cette année, les traducteurs ont apparemment leur place au programme et j'en suis bien contente!
Et puis d'ailleurs, ma soutenance pour le M2 n'a pas encore eu lieu.
Je saurai vendredi 16 ce que vaut ma traduction et le travail que j'ai fourni durant de longs mois.

Je vous laisse pour ce soir et vous dit à très bientôt!!!

jeudi 1 septembre 2011

Entretien avec Renaud Caillat, imprimeur

Je remercie encore Renaud Caillat pour ses réponses à mes questions.
Renaud Caillat est directeur général de l'imprimerie des Deux-Ponts à Grenoble. 

1) Quels types de documents imprimez-vous?
Nous imprimons des livres, des catalogues, des dépliants, des affiches, PLV, Pack…

2) Quelle part représentent les livres?
Sur un chiffre d’affaire de 22 M d’euros, le livre représente 20%.

3) Travaillez-vous avec des éditeurs? Les rencontrez-vous?
Oui. Oui, nous les rencontrons.

4) Quels sont les différents postes que l'on trouve dans l'imprimerie?
Du créatif, Directeur Artistique, Infographiste, Ingénieur, BTS Imprimerie, Monteur, Conducteur, Plieur, Massicotier, Encarteur, Couturière, Emboîteur, Papetière, Livreur…

5) Quelles sont les techniques que vous utilisez?
Impressions : Numériques / Sérigraphie / Offset UV / Offset Traditionnelle / Flexo.

6) Quel est le parcours que suit le livre, de la demande de devis à la distribution?
D'un fichier PDF: Epreuve de contrôle, Epreuves de chromie, Imposition, Gravure de plaques, Impression, Pliage, Assemblage, Couture, Emboîtage, Mise sous film, Expédition.

7) Sous quelle forme vous fait-on parvenir le document à imprimer?
On nous fait parvenir le document à imprimer sous PDF haute définition.

8) Quel tirage quotidien moyen peut tirer votre entreprise?
??? 60.000 livres.

mercredi 3 août 2011

Ma traduction longue et moi

Parker_Pen par MattTheSamourai

Hier soir, en bouclant la mise en page de ma traduction longue, les paroles de Caroline ont pris tout leur sens : notre traduction est comme un bébé.
On n’est pas certes l’auteur du livre mais on est un peu auteur tout de même !
Pour cette traduction longue, projet de fin d’année, nous avons tous travaillé de longs mois.
J’ai eu la chance d’être en contact avec l’auteur, Jaime Casas. Il a su me donner une vision de son texte que j’ai rarement lors de mes lectures. J’ai aimé ce livre dès le début et je l’aime encore plus aujourd’hui. Est-ce grâce à l’auteur, à l’histoire, à l’écriture, au dépaysement… Je ne saurais le dire. Peut-être est-ce un mélange de tout cela.
Une relation s’est installée entre l’auteur et moi, pleine de respect et de tendresse. J’ai retrouvé cette chaleur qui m’a fait tant aimer le Chili et les Chiliens que j’ai pu y rencontrer. Il a toujours été là, prenant de mes nouvelles, me souhaitant bon courage sans jamais trop s’immiscer dans mon travail. Il s’est dit honoré et m’a même offert un cadeau, un livre numérique sur la Patagonie pour que je découvre « sa terre » (les décors du Maquillador de cadáveres y apparaissent et les photos sont juste magnifiques).
Cependant, il est vrai que je n’ai pas tout le temps été motivée pour travailler le texte. Fatigue, trop plein, prise de distance difficile voire quasi-impossible certains soirs. Après une journée intense au stage, l’envie n’était pas toujours là.
La tâche est ardue mais il faut tenir bon.
Être en contact avec l’auteur m’a poussée à donner le meilleur de moi-même. J’ai eu envie de rendre cette traduction aussi bonne que la version originale.
Bon, le résultat n’est sans doute pas là car il s’agit d’une première traduction. J’entends par là une première traduction de tant de feuillets, à tenir sur le long terme. Et puis d’ailleurs, désirer qu’une traduction soit aussi bonne que l’original, n’est-ce pas une utopie ? Il y a toujours des défauts, des choix à faire, des choses à sacrifier…
En tout cas, jamais une traduction ne m’avait donné de telles sensations. J’ai placé beaucoup d’espoirs dans ce travail, j’ai voulu voir ce texte grandir, je l’ai poussé, je l’ai malmené, j’ai eu du mal à ne pas l’idéaliser, j’ai dû prendre sur moi pour éviter de trop m’emballer et de ne pas voir la réalité. J’ai voulu qu’il soit le meilleur possible, le plus beau. Et j’ai eu du mal à voir ses défauts.
Il paraît que les parents voient toujours les défauts des enfants. Enfin des enfants des autres, jamais des leurs. C’était un peu ça avec cette traduction.
On a pointé du doigt des tics que j’avais, des erreurs de débutant (mais ne suis-je pas une débutante ? Cela n’excuse rien !). Je me suis vexée quelquefois, mais j’ai appris à écouter, à me remettre en question.
Nicolas Boileau ne disait-il pas dans L’Art Poétique :
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.
Comme je l’ai dis, le texte ne nous appartient pas, mais nous sommes comme des auteurs. Ces mots, si sages, me semblent tout à fait appropriés pour un traducteur.
Modestie, endurance et travail sont les maîtres mots.
 Il doit rester bien des erreurs malgré mes relectures (que je n’ai pas pu voir à cause de mon inexpérience et de ce manque de distance). Mais je vais devoir laisser ce texte prendre son envol…
Il va être examiné par des yeux experts, jugé et je devrai justifier mes choix et expliquer ma démarche.
            Cet exercice aura été une expérience magnifique. Douloureuse mais magnifique.

J’espère maintenant que mon travail ne décevra pas et qu’il sera à la hauteur du texte d’origine. Le choc de fin de traduction est passé, je ne peux plus rien faire, je dois prendre encore plus de distance. Il n’y a plus qu’à attendre septembre pour savoir ce que vaut vraiment cette traduction.
Alors, rendez-vous à la soutenance ! 

mardi 2 août 2011

La fin approche...



Ça y est, mon stage a pris fin jeudi 28 juillet.

Je ne me rends pas tout à fait compte que c'est terminé et pourtant... Les chansons de Brassens à St Lazare sur la ligne 3, les fous-rires et les moments de stress à La Compagnie Littéraire, les découvertes littéraires et les rencontres d'auteurs vont me manquer.
D'autres choses plus privées également...

Mais il faut bien s'y faire! Une nouvelle année va s'offrir à moi et je compte bien en profiter!

C'est également avec un pincement au cœur que je viens de boucler la mise en page de ma traduction longue. El maquillador de cadáveres de Jaime Casas.
Il faut bien terminer un jour et je ne pensais pas être si triste...
J'ai aussi extrèmement peur d'avoir oublié des fautes, de n'avoir pas fait les meilleurs choix de traduction... A moi de me défendre le jour de la soutenance! Exercice bien difficile malgré les apparences.
Mais après tant de temps passé à travailler le texte jusqu'à en connaître certains passages, j'espère réussir à expliquer ma démarche.

C'est avec émotion et une grande crainte que je vais envoyer mon "mémoire" et mon rapport de stage aux membres du jury. Comment vais-je vivre ces moments d'attente, à me dire que Caroline est en train de lire, de juger mon travail. Ce travail qui a pris des mois et qui vient de s'achever.

Enfin, il est temps pour moi de laisser ce "bébé" aux mains du jury et de me reposer le temps d'une semaine.

Cette expérience aura été l'une des plus belles que j'ai vécues. Elle m'a appris énormément de choses sur moi, sur la traduction, le rapport au texte et l'amour qu'on peut avoir pour les mots.

mercredi 6 juillet 2011

¡¡¡San Fermín!!!


 Il y a une heure à peine, les pétards annonçant le début des fêtes de la San Fermin résonnaient dans Pampelune.

Étant en stage et sans le sou, je ne pourrai pas assister à cette semaine magique.

Je souhaite de très bonnes fêtes à tous ceux qui pourront y participer :)

Profitez bien!!